
A mesure que le marché du travail évolue, les sociétés recourent à des prestataires externes, consultants et freelances, pour gagner en flexibilité. Mais cette tendance a aussi vu émerger un phénomène surveillé de près par les autorités suisses : le faux indépendant.
Lorsque qu’un travailleur se déclare indépendant mais agit en réalité comme un salarié, ce statut entraîne de lourdes conséquences pour lui et pour l’entreprise cliente. C'est par exemple le cas du portage salarial. Comprendre ce risque et savoir comment le prévenir est aujourd’hui essentiel.
En Suisse, la jurisprudence et les directives du SECO (Secrétariat d’État à l’économie) définissent la notion de faux indépendant.
On considère un travailleur comme vraiment indépendant lorsqu’il gère ses missions de manière autonome, assume un risque entrepreneurial et collabore avec plusieurs clients.
À l’inverse, on le qualifie de faux indépendant s’il travaille, malgré son statut déclaré, dans des conditions similaires à celles d’un salarié, par exemple :
Dans ce cas, l’AVS (assurance vieillesse et survivants) et les autorités cantonales peuvent requalifier la relation de travail.
Le faux indépendant ne concerne pas seulement la situation d’un consultant, c’est aussi un enjeu social et fiscal majeur pour la Suisse.
Les autorités souhaitent éviter :
Pour le travailleur indépendant requalifié, les conséquences peuvent être lourdes :
En d’autres termes, un faux indépendant peut perdre beaucoup plus qu’il n’a gagné en évitant certaines cotisations.
Les risques ne concernent pas uniquement le travailleur. L’entreprise cliente peut également être sanctionnée :
Pour certaines grandes entreprises, une telle situation peut aussi compromettre leur participation à des appels d’offres publics.
La meilleure prévention passe par une vérification et une documentation rigoureuse dès le début de la relation de travail. Voici les bonnes pratiques :
Le payrolling est l’une des solutions les plus simples pour éliminer le risque de faux indépendant.
Dans ce modèle, le consultant ou freelance devient salarié légal d’une société de payrolling, qui gère toute la partie contractuelle, administrative et sociale.
Les avantages :
Le faux indépendant est un risque réel en Suisse, autant pour le consultant que pour l’entreprise qui le mandate. Les conséquences financières et juridiques peuvent être importantes.
La meilleure stratégie : anticiper. Cela passe par une vérification rigoureuse du statut, la mise en place de contrats clairs et, lorsque c’est pertinent, le recours au payrolling pour sécuriser la relation de travail.
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